mardi 22 avril 2014

La lecture rapide

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Quel objectif ?


La lecture rapide intéresse en premier lieu les grands lecteurs, ceux qui lisent en moyenne plus de trois livres par mois. Elle permet de lire 2 à 3 fois plus de livres en un temps équivalent.
Elle est utilisé pour l’étude d’un sujet, la recherche, la documentation, mais peu pour la lecture de romans.

Comment s'entraîner ?


Les éléments présentés dans ce paragraphe sont issus de l’ouvrage “La lecture rapide” de Tony Buzan.

La lecture rapide ne signifie pas lecture en diagonale. Chaque phrase est lue, aucun mot n’est sauté. Le sens n’est donc pas perdu.
L’auteur suggère de se placer sur une table de travail pour une concentration optimale, et d’utiliser un pointeur, par exemple un crayon, pour suivre la lecture. Avec les progrès du lecteur, la vitesse du pointeur peut s'accélérer. Pour rythmer la lecture et l’accélérer progressivement, il conseille d’utiliser un métronome.
Avant de s’immerger dans la lecture à proprement parler, il est utile d'avoir une vision d’ensemble de l’ouvrage en lisant la table des matières et l’index.
Chaque chapitre pourra être parcouru rapidement pour repérer l’arrangement des paragraphes et visualiser les illustrations. Cette pratique permet de maximiser la concentration pendant la lecture.

On trouve d’autres conseils sur le Web.
Le blog apprendre-vite-et-bien.com conseille de :

  • Lire par blocs de mots
  • Lire sans subvocaliser (prononcer mentalement les mots)
  • Activer sa vision périphérique pendant la lecture pour avoir une vision d’ensemble de la page
  • Lire sans retour arrière grâce à un guide visuel, le pointeur


La vidéo amusante de Business Insider (en anglais) résume ces différentes pratiques.

Des outils techniques


La lecture rapide fonctionne bien sur les liseuses électroniques car leur usage limité à la lecture en font des outils adaptés à la concentration.

Le mois dernier, une startup a présenté un dispositif technique spécifique à la lecture rapide qui a fait grand bruit : Spritz
Ce système promet la lecture d’un tome de Harry Potter en moins de 90 minutes, ou de 223 pages en 77 minutes. Pour cela, il fait défiler les mots un à un à grande vitesse devant les yeux du lecteur. L’absence de mouvement oculaire promet une accélération de la lecture.
Il existe des alternatives équivalentes comme Velocity sur iPhone ou Readline sur Chrome.

Néanmoins, ces technologies vont à l’encontre de certaines bonnes pratiques évoquées plus haut (feuilleter et utiliser sa vision périphérique). Elles sont donc remises en question.

mercredi 9 avril 2014

Participez à notre enquête sur la lecture de Bande dessinée numérique !

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Le Labo BnF en partenariat avec izneo lancent une étude sur les usages de la lecture de BD numérique. Notre objectif est de recueillir votre avis sur la lecture de Bandes dessinées sur tablettes pour mieux comprendre vos attentes et améliorer votre expérience de lecture dans le Labo BnF et sur la plateforme izneo.

Vous êtes lecteur de BD numériques ou au contraire vous n’avez jamais expérimenté la lecture sur tablettes mais vous adorez la bande dessinée, participez à notre focus groupe le mercredi 14 mai 2014.
Pour recueillir vos impressions, nous organisons deux séances, au Labo de la Bibliothèque nationale de France.
Plusieurs lots et cadeaux seront offerts aux participants par izneo et la BnF. 
Pour vous inscrire, merci de cliquer sur le lien ci-dessous et  remplissez le questionnaire attaché (inscription obligatoire). Si votre candidature est sélectionnée, nous vous contacterons directement.


Pour vous inscrire, cliquez ici




En ce moment au Labo BnF des centaines de BD numériques sont à consulter gratuitement aux heures d’ouverture de la bibliothèque, venez nous rendre visite !

lundi 24 mars 2014

Europeana et la réutilisation des données : API et hackathons

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Europeana est le portail des collections numériques européennes. Il permet de découvrir, partager, voyager à travers le patrimoine des bibliothèques, musées, archives et instituts audiovisuels et donne accès à des contenus très divers : livres, journaux, œuvres d'art, photographies, etc. La volumétrie est à ce jour de plus de 30 millions d'objets, provenant de plus de 2200 institutions à travers l'Europe (voir la liste des contributeurs). La France, avec 3,2 millions d'objets, est l'un des plus importants pays contributeurs. Europeana permet à tout internaute d'accéder librement à ce contenu via un moteur de recherche approprié. On y trouve aussi bien les dessins, les écrits et les plans de machines de Léonard de Vinci que des photographies du mur de Berlin, des manuscrits médiévaux que des émissions de télévision. Des expositions virtuelles donnent au visiteur l'occasion de découvrir les collections d'Europeana selon des thématiques diverses et parfois inattendues. Europeana participe également à la commémoration de la première guerre mondiale. Le site Europeana 1914-1918 permet de consulter des collections numérisées de bibliothèques et de musées en lien avec la Grande Guerre, et également d'avoir accès aux histoires et aux objets recueillis lors de la Grande collecte.
Europeana incite les établissements contributeurs à indiquer les conditions de réutilisation des documents numérisés. D'ores et déjà, un tiers environ des documents auxquels donne accès Europeana sont réutilisables directement (contenus du domaine public ou sous licence Creative Commons). Une fonction du moteur de recherche permet de filtrer les résultats sur ces contenus uniquement.

Une API pour diffuser plus largement les contenus

Le but d'Europeana est de mettre à disposition des internautes le contenu le plus large possible. Pour élargir encore la diffusion de ses contenus, Europeana propose aux développeurs une API (application programming interface)  utilisable gratuitement. Une API est un ensemble de commandes informatiques par lesquelles un logiciel offre des services à un autre logiciel. Les API sont à présent un élément fondamental du fonctionnement du web : c'est une API qui permet, par exemple, au site de la Ville de Paris d'utiliser Open Street Map pour situer sur une carte toutes les bibliothèques municipales parisiennes.
Concrètement, l'API d'Europeana permet de mettre en place des accès aux données et aux fonctions de recherche que des développeurs extérieurs peuvent intégrer à leur propre site. Ainsi, Hispana, le portail des bibliothèques numériques espagnoles, utilise l'API Europeana pour afficher, en dessous de sa propre liste de résultats, les réponses supplémentaires se trouvant dans Europeana (testez, par exemple, avec "Lope de Vega"). Autre exemple : la bibliothèque numérique ECLAP, consacrée aux arts du spectacle, affiche dans la colonne de droite, en réponse à toute recherche les premiers résultats trouvés dans Europeana (recherchez par exemple "Euripides").

Pour soulever le capot : les hackathons

Cette possibilité est ouverte à tous les développeurs. L'API Europeana a ainsi fourni la matière d'une douzaine de hackathons, entre 2011 et 2013. Un hackathon est une sorte de concours de développement logiciel, dans lequel plusieurs équipes travaillent à concevoir, réaliser et présenter une application informatique, en général sur un thème donné et en utilisant un environnement applicatif fourni et documenté par l'organisateur, comme par exemple une API. Les hackathons d'Europeana, organisés dans le cadre de l'opération Hack4Europe, ont eu lieu dans neuf pays et ont réuni 170 développeurs qui ont travaillé sur 79 prototypes. La liste complète de ces événements se trouve sur cette page, avec accès à la description des prototypes primés. A titre d'exemple, le hackathon de février 2013, à Vienne, sur le thème de la musique, a récompensé ProgrammeNotes, une application web HTML 5 qui, à partir des métadonnées d'un fichier musical, recherche automatiquement dans Europeana des partitions de l'oeuvre, des portraits du compositeur et des interprètes, etc.

A vous de jouer

Que vous soyez étudiant en informatique, développeur professionnel ou programmeur du dimanche, n'hésitez pas à prendre en main l'API Europeana et à réaliser votre propre projet avec cet outil. Vous pouvez consulter la page de présentation de l'API (vidéo et dépliant pdf en anglais), ainsi que la documentation complète de l'API (également en anglais), et vous serez prêt à commencer. Pour ceux que le code rebute, il est toujours possible d'utiliser l'assistant de création de widget (en anglais), qui vous permet d'intégrer à votre site ou à votre blog le résultat d'une recherche dans Europeana par simple copier-coller du code généré par l'assistant.
 

jeudi 20 mars 2014

Vêtements intelligents, accessoires connectés : à la découverte du "wearable computing" ou électronique à porter

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Le Labo BnF vous invite à un nouvel atelier le 2 avril 2014 de 12h00 à 13h30.

Le terme anglais “Wearable Computing” désigne le fait de porter une interface informatique sur le corps (voir ce billet).
Nous aborderons dans cet atelier :

  • les différents dispositifs Wearable : montres, lunettes, vêtements connectés, etc.
  • les cas d’usages et les populations qui utilisent déjà ces dispositifs aujourd’hui
  • le “Quantified Self” qui consiste à utiliser ces outils pour le suivi de la santé et de la forme
  • les lunettes à réalité augmentée pour des usages professionnels et grand public



Les intervenants de cet atelier seront :

  • Vivien Guyot qui édite le site webdesobjets.fr sur les objets connectés. Vivien nous donnera une vision d’ensemble sur les dispositifs Wearable.
  • Emmanuel Gadenne, auteur du livre “Guide pratique du Quantified Self. Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité”. Emmanuel nous expliquera les bénéfices de porter des capteurs sur soi pour le suivi de sa santé.
  • Kayvan Mirza, de la société Optinvent. Kayvan nous présentera les principes des lunettes à réalité augmentée éditées par sa société, ainsi que leur usage dans un contexte professionnel : gestion de logistique, d’entrepôt, etc.
  • Guillaume Plouin de la société OCTO Technology. Guillaume fera une démonstration rapide des Google Glass.



ATELIER : Vêtements intelligents, accessoires connectés : à la découverte du "wearable computing" ou électronique à porter
Labo de la BnF, Hall Est
Bibliothèque nationale de France
Quai François Mauriac 75013 Paris.
Métro Ligne 14 et RER C (Bibliothèque François-Mitterrand) et Ligne 6 (Quai de la gare)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


lundi 17 mars 2014

Between Page and Screen : Entre la page et l’écran, le lecteur

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Between Page and Screen, A. Borsuk, Siglio Press, 2012, 44p.  ©A. Brun / BnF


Un livre sans aucun mot. Sur chaque page des formes géométriques noires et blanches. À première vue, un livre d’artiste. Pourtant lorsque le lecteur place le livre face à une webcam et à un écran d’ordinateur, les termes surgissent. Between  Page and Screen - Entre la page et l’écran - est le fruit du travail d’Amaranth BORSUK, auteur et créatrice de livres d’art et de son mari, Brad BOUSE, concepteur.

Cette création parvient à réunir art conceptuel et texte poétique, mots et images, tout en reprenant la tradition du livre d’artiste. Le contenu numérique se compose d’une correspondance entre deux amoureux nommés P et S et de textes poétiques du milieu du 20e siècle. Les personnages utilisent un langage codé pour parler de leur relation et tentent, tout au long de leurs échanges, de questionner  les liens qui les unissent. Que se passe-t-il « entre eux » ? Au travers de jeux de mots et de métaphores P et S deviennent les symboles du support imprimé (livre physique) et de son contenu numérique (texte numérique). 

Couplée aux possibilités offertes par le numérique, ce livre hybride alliant papier et numérique est un parfait exemple de réalité augmentée. Le texte apparaît en 3 dimensions : parfois sous forme de paragraphes ou de mots qui défilent, jaillissant parfois au sein d’une forme géométrique particulière. Puis les lettres se dispersent, le texte disparaît et le lecteur peut passer à la page suivante. Souvent expérimentée dans des milieux immersifs, la réalité augmentée s’installe avec cette œuvre dans notre quotidien. Pour décrypter les formes géométriques et lire ce livre, il suffit de se rendre sur le site internet associé  et de se placer face à une webcam. Se retrouvant alors entre le support imprimé et l’écran, le lecteur vit une expérience nouvelle qui le place au centre du dispositif de lecture.

Découvrez Between Page and Screen au LABO BnF !

 

mercredi 12 mars 2014

Mieux connaitre les bibliothèques numériques allemandes

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Dans le cadre de son tour du monde des bibliothèques, le labo BnF vous propose un tour d’horizon des ressources numériques de deux institutions allemandes : la Deutsche Digitale Bibliothek (DDB) et la Bibliothèque d'Etat de Bavière. Ce voyage en Allemagne est non exhaustif mais vise à pointer quelques-unes des différentes actions menées dans le pays par les bibliothèques en matière de numérique. 

La DDB

La Deutsche Digitale Bibliothek, née en 2007 a été ouverte au public en 2012, c’est une institution distincte de la bibliothèque nationale allemande.
Ce portail contient 7 millions de documents émanant de plus de 2000 institutions. Près de la moitié de ces documents est constituée par des instruments de recherche portant sur des fonds d'archives, qui ne sont pas eux-mêmes forcément numérisés. L'autre moitié concerne des documents numérisés en images (livres, documents, gravures et photographies de monuments, archives, vidéos, audio,  etc.).  Les internautes peuvent donc faire des recherches filtrer les résultats, lire et partager des informations avec leurs contacts. La DDB est donc principalement un moteur de recherche ainsi qu'un centre de ressources.
Une part importante des contenus accessibles via la DDB est placée sous licence Creative Commons, ce qui permet une large réutilisation.

Petit tour à la Bibliothèque d'État de Bavière

Au-delà d’un portail internet très riche, arrêtons-nous un instant sur une récente initiative menée par la Bibliothèque d'Etat de Bavière, très grande bibliothèque munichoise  qui a développé deux concepts numériques innovants : d’un côté, une interface gestuelle permettant de manipuler des documents anciens (voir la vidéo) et, de l’autre, une application iOS dénommée Bavarikon3D.

Cette application permet de manipuler en 3D des centaines d’objets issus des collections de la Bibliothèque : livres anciens, manuscrits, sculptures, globes terrestres etc.
D’autres initiatives méritent le détour comme l'application « Bayern in historischen Karten» qui permet de visiter la Bavière au travers de cartes historiques sidérantes.
L’application « Famous Book » permet de naviguer en haute définition dans des ouvrages anciens comme "L'Heliand" ou "Parzival" de Wolfram von Eschenbach.
Autre projet innovant en cours de lancement, la recherche d’images similaires. Développé avec l’HHI en partenariat avec le laboratoire, ce logiciel permet de retrouver des points communs à des images, à la manière de Google Goggles (couleurs, textures, formes et contrastes distinctifs), le tout  parmi un inventaire de 4.2 millions d’images.  







lundi 24 février 2014

Cursed Poems : Une expérience poétique au sein du LABO BnF

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© C. Guinchard / BnF
Cursed Poems est une œuvre numérique qui propose une approche expérimentale et sensible de la lecture et de la création poétique sur écran. Le numérique et le jeu sont mis au service de la poésie, repoussant ainsi les limites et les frontières du genre. Conçue par le collectif Kalamar-e kidz, cette œuvre permet aux utilisateurs de vivre une véritable expérience littéraire.

Grâce à la technologie Kinect de Microsoft et à une sélection de poèmes d’écrivains connus, l’usager se trouve immergé dans un environnement de jeu dédié à la création et au divertissement poétique. Face à l’écran, gestes et mouvements lui permettent d’interagir sur l’œuvre, tout en créant et en lisant. Dans cet environnement numérique, le joueur-lecteur est indispensable à la progression du jeu et à l’élaboration du poème. Il doit franchir un ensemble d’étapes qui lui donneront la possibilité, selon ses compétences, de déverrouiller et d’expérimenter des chemins cachés de la création poétique. Tout ce qu'il fait, ou ne fait pas, a une influence directe sur l’ensemble de l’œuvre.

Cursed Poems interroge ici la poésie comme une entité hybride au sein de laquelle la dimension interactive s'ajoute pour faire sens face aux nouveaux usages émergents liés à l’évolution des supports et des technologies au XXIème siècle. La démarche du collectif Kalamar-e Kidz est de permettre aux utilisateurs de lire et de recréer des poèmes d’écrivains célèbres. Le support numérique offre de nombreux avantages en termes d’interactivité : Cursed Poems met ainsi en avant l’aptitude de l’Homme à créer, remodeler mais aussi améliorer son environnement à l’aide de la technologie et d’expérimentations pratiques.
Découverte à l’occasion de l’exposition Les Littératures numériques d’hier à demain, vous avez encore la possibilité d’expérimenter cette œuvre jusqu’au 6 avril 2014 dans le Labo BnF.

© A. Brun / BnF